27/03/2007
09/03/2007
Diner au consulat général de France à New York
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Raymond Barre - La vieillesse n'est peut-être pas pour tous un naufrage
Actualité Juive
La vieillesse n'est peut-être pas pour tous un naufrage. Raymond Barre ramène son navire au plus court vers le port d'origine de ses valeurs fondatrices: le respect de l'autorité et l'admiration pour la compétence technique. Ces valeurs sont-elles pimentées par la détestation des Juifs? Aujourd'hui certainement, dans le passé peut-être pas, et cela n'a pas d'importance. Papon était-il antisémite lorsqu'il envoyait les Juifs à la mort dans les conditions qu'on sait vers des destinations finales qu'il s'efforçait d'ignorer? Qu'importe? Nul doute en tout cas qu'il l'a été sur le tard: comment en effet pardonner à ces Juifs le mal qu'il leur avait fait, et qu'ils avaient le front de lui rappeler?
Raymond Barre au fond n'a jamais pardonné aux Juifs d'avoir relevé son lapsus freudien sur les "français innocents". Un homme de la qualité de Papon, dit-il dans son interview à France-Culture, n'avait pas à s'excuser de ses actes. L'ancien "meilleur économiste de France" n'est lui non plus pas homme à avoir laissé fourcher sa langue; il explique donc et en rajoute dans l'ignominie: si encore les auteurs de l'attentat avaient fait exploser leur bombe à l'intérieur de la synagogue où se trouvaient des Juifs avec qui ils étaient en guerre, cela eût été compréhensible, mais la faire exploser au risque de tuer des français "pas du tout liés à cette affaire", voilà qui est bien différent! Il y avait donc une guerre contre les Juifs en France qui expliquait bien des débordements. Et maintenant, n'en est-il pas de même? La question ne fut pas posée. Et nous ne savons donc pas si M.Barre sera appelé à la défense de Fofana.
Papon, dit le professeur avec une douteuse élégance, a "limité la casse" et sauvegardé l'essentiel (sa carrière, probablement...). Faut-il rappeler ce que fut la "casse", 1560 êtres humains envoyés vers l'innommable? Simple "alibi", outrageusement mis en avant "par un lobby juif usant de procédés indignes", rectifie l'économiste expert, faisant fi de la condamnation de la condamnation de Papon à l'issue d'un procès où les droits de la défense furent particulièrement protégés.
Comment admirer en même temps ceux qui "sont restés à leur poste pour faire fonctionner le pays" en suivant à la lettre des instructions iniques et ceux qui en désobéissant ont préservé les valeurs fondamentales d'une société de liberté, de solidarité sinon de fraternité? Raymond Barre a beau draper ses postures sous les habits du gaullisme, il est plus à l'aise avec le gaullisme de 1944 qu'avec celui de Jean Moulin.
"L'alibi" et la "casse limitée" de Barre aujourd'hui comme le "détail" de Le Pen dans le passé nous transportent dans ce monde de morgue, d'indifférence et de contentement de soi qui fut le terreau de la persécution des Juifs comme il est le socle de toutes les lâchetés bien pensantes.
C'est pourquoi la référence à ces Français désobéissants qui ont sauvé la plupart des Juifs de notre pays est particulièrement mal venue dans les déclarations de l'ancien Premier Ministre. Les Justes de France ont été l'objet le mois dernier d'une magnifique cérémonie d'hommage au Panthéon. Mais c'est parce que dix ans auparavant le Président de la République avait reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la persécution des Juifs que cette cérémonie prenait son sens et sa grandeur.
Dans la galerie de ses héros dont Papon fait manifestement partie, quelle place Raymond Barre réserve-t-il (le connaît-il seulement?) à Camille Ernst, autre secrétaire général de Préfecture, Juste des Nations à la désobéissance duquel des centaines de Juifs de Montpellier durent la vie, qui fut déporté à Dachau où il faillit mourir? Peut-être M.Barre considère-t-il que n'ayant pas eu la réussite technique de Maurice Papon, Camille Ernst n'est pas de ces hommes supérieurs à qui beaucoup peut être pardonné: en tout cas, les survivants de la "casse" savent que s'ils doivent souvent leur vie à des Camille Ernst, ils la doivent bien rarement à des Papon. A priori, ils préfèrent ne pas avoir eu affaire à des Raymond Barre....
Dr
Président du Comité français pour Yad Vashem
Thèmes :
Article,
Raymond Barre
15/02/2007
Sonderkommando - Dans l'enfer des chambre à gaz
Un témoignage essentiel reccueilli par Béatrice Prasquier - Sonderkommando est édité chez Albin Michel
31/01/2007
Lettre de candidature à la Présidence du CRIF
Paris, le 1er février 2007
J'ai décidé de me présenter à la Présidence du CRIF.
J'ai longtemps réfléchi et beaucoup écouté avant de prendre cette décision.
Depuis de nombreuses années je mène de front un travail de cardiologue qui me donne beaucoup de bonheur à des engagements communautaires dont on s'accorde à dire qu'ils ont été productifs. C'est donc avec une certaine gravité que je prends l'engagement de consacrer, si je suis élu, toute mon énergie au service de notre institution en limitant mon activité professionnelle à un minimum (deux demi-journées par semaine) nécessaire à mon équilibre personnel.
Je me présente à vous en homme libre de toute attache politique ou partisane, ce que j'entends bien rester car je pense que le CRIF ne peut être respecté que s'il est totalement indépendant. Indépendant ne veut pas dire seul, bien au contraire. De ce point de vue les nombreux appuis que j'ai reçus dans mon initiative m'encouragent profondément.
L'action du CRIF, je souhaite l'engager , conformément à nos traditions, sous l'exigence éthique inscrite dans les Maximes de nos Pères: "Savoir être pour soi et savoir ne pas être uniquement pour soi".
Etre pour soi, dans ces temps difficiles, cela veut dire être proche d'Israël. Certains me connaissent pour mon travail de mémoire, d'autres pour mon rôle dans les relations judéo-chrétiennes. Quelques-uns savent que ce qui donne sens à tous mes engagements est le lien indissoluble avec Israël : toute ma vie militante entre autres l'AUJF, les Bonds dont j'ai été le Président pour la France pendant 7 ans,Yad Vashem actuellement, a été axée sur Israël, j'y vais plusieurs fois par an depuis 40 ans, je parle bien sûr hébreu et j'y ai une fille, un gendre et un petit-fils, sans compter les rares membres survivants de ma famille. Je conçois le travail de mémoire non comme une prison qui enferme sur le passé, mais comme une leçon de lucidité pour l'avenir. Elle nous enseigne notamment qu'il faut prendre les paroles et les menaces au sérieux.Transformer les représentations mentales à l'égard d'Israël, si communément hostiles pour des raisons qui dépassent la simple "guerre de l'image" est une mission essentielle.
Le Président du Crif n'est pas, nous le savons, l'ambassadeur bis d'Israël en France, comme le colportent les nouveaux antisémites. Il est français et réagit comme tel. Il n'a pas à prendre position sur l'Alyah, mais il doit tout faire pour que celle-ci soit un choix personnel positif et non pas une réaction de fuite. La facilité des transports, la force des liens, familiaux ou autres avec Israël font de la communauté juive de France un cas exceptionnel dans la diaspora. Le rôle du Président du CRIF est de favoriser la perméabilité, la double circulation entre les deux cultures, les deux histoires, les deux projets, car la fécondation mutuelle du judaïsme et de la France a produit de belles pages de nos histoires respectives.
Ne pas être uniquement pour soi, cela veut dire que nous ne pouvons pas nous enfermer dans des murailles mentales. Je ne sais pas si nous sommes dans une phase de lutte des civilisations mais je suis sûr que nous sommes dans une guerre des valeurs. Nous devons donc renforcer et créer des liens avec ceux qui partagent une même conception de la vie, avec les acteurs politiques démocrates, avec les chrétiens, avec les musulmans modérés, avec les associations diverses qui font vivre notre société civile, avec les enseignants, avec tous ceux qui risquent d'être happés par la fascination de la haine et du bouc émissaire: notre ennemi c'est l'extrémisme islamiste, mais c'est aussi la tendance à faire pénitence des crimes de l'Occident sur le dos d'Israël. Mon activité au sein du CRIF a consisté à développer des ponts: je saurai continuer de le faire avec l'aide de chacun d'entre vous.
Ces liens, il est aussi important de les sauvegarder avec les autres organisations juives nationales, en particulier avec le judaïsme américain dont l'importance est considérable: depuis de nombreuses années, en tant que responsable des relations internationales du CRIF et bon anglophone, j'ai une expérience toute particulière, enrichie par plusieurs de nombreux voyages des organisations juives américaines et j'entretiens des relations d'estime et parfois d'amitié avec les dirigeants des plus grandes d'entre elles.
Né en 1943 dans la Résistance, le CRIF est l'expression d'une identité juive qui dépasse le strict sens religieux et s'inscrit dans une vision pluraliste de la communauté juive: renforcer le CRIF, c'est renforcer la voix des Juifs de France; vouloir l'affaiblir, ou le" doublonner", c'est vouloir tous nous affaiblir. Je combattrai avec force toute tentative éventuelle de la sorte.
Les temps sont révolus des initiatives solitaires. Le CRIF se doit d'être en phase avec les pensées, les espoirs, les inquiétudes et les actions des Juifs de France: cela suppose de vouloir écouter ceux qui sont sur le terrain, qui ont une expertise ou une vision, autrement dit de travailler en équipe, utiliser et stimuler toutes les compétences disponibles. Des efforts ont été faits, ils doivent être renforcés pour faire participer au travail commun ceux dont les rapports avec le CRIF étaient jusque là épisodiques. Je préfère la métaphore de la ruche à celle de la pyramide...
Aujourd'hui, le CRIF a acquis une légitimité et un prestige indiscutable. Je rends hommage à ses anciens Présidents et en particulier à Roger Cukierman, qui a su dans une conjoncture difficile porter fort sa parole et donner à l'institution les moyens effectifs de son efficacité. A ses côtés comme conseiller depuis six ans, j'ai suivi les dossiers, j'ai participé aux décisions et j'ai acquis la culture
nécessaire à la tâche d'un Président du CRIF. Mes prises de position personnelles (affaires Morin, Boniface..) témoignent, je pense, de mes capacités d'expression dans la presse générale. Dans les années qui viennent, et qui, je pense seront difficiles pour les Juifs de France, nous risquons de continuer de subir des attaques brutales ou aux mieux insidieuses sous les deux prismes éprouvés que sont la diabolisation (du sionisme) et la minoration (du terrorisme, de l'antisémitisme et du danger iranien). Nous saurons lutter efficacement contre les discours hostiles.
Mon métier m'a appris à écouter, détecter, anticiper et faire des choix. On me reconnaît la capacité de réflexion et le sens de l'équipe et de la solidarité. Je ne crains pas la pression, ni la contradiction positive. Je sais être tenace pour faire prévaloir ce qui m'importe .
J'ai la chance de solliciter le vote des représentants d'une communauté juive française riche de sa diversité, de ses divergences assumées, vibrante et chaleureuse, unie autour de valeurs fortes, de la défense de ses traditions, la proximité avec Israël et le rejet des extrémismes. Je saurai, si je suis élu être à la hauteur de cette mission.
Thèmes :
CRIF
18/01/2007
Hommage de la Nation aux Justes de France (Video)
Invitation de France 2 à commenter l'hommage de la Nation aux Justes de France
Allocution à l'occasion de la cérémonie nationale en l’honneur des Justes de France.
Panthéon
Allocution de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'occasion de la cérémonie nationale en l'honneur des Justes de France.
Thèmes :
Jacques Chirac,
Justes
01/12/2006
29/11/2006
Juifs, Noirs, un seul ennemi
Par Richard Prasquier
Source : LE MONDE
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31/08/2006
Richard Prasquier : le Dialogue à coeur
Source : LE MONDE
Son père, Joël Prasquier, est mort le 3 mai 1986, le soir de la bar-mitsva d’Alain, son premier fils. Celui qu’on appelait Jurek avait esquissé un pas de danse avec Debora, son épouse, avant d’être terrassé par une crise cardiaque. Terrassé par l’émotion, corrige Richard Prasquier, grand cardiologue parisien : "Car mes parents ont vécu dans l’obsession qu’il n’y aurait jamais plus de juifs en Pologne et qu’ils n’auraient jamais de descendance."
Richard Prasquier s’appelle en fait Richard Praszkier. Il est l’un des premiers enfants juifs nés après guerre en Pologne, le 7 juillet 1945, de parents miraculeusement rescapés du génocide. Dans une famille non religieuse, ce fils unique a été élevé, chéri, choyé comme un cadeau de Dieu. "Mon père était si fier de moi qu’il portait toujours sur lui mes résultats scolaires."
L’été 1946, le pogrom de Kielce (des dizaines de morts) indique que la menace demeure sur les juifs polonais. La famille Praszkier décide d’émigrer aux Etats-Unis, où vit un oncle quasi mythique. Sa route s’arrête à Paris dans un hôtel plutôt moche, boulevard de Strasbourg. Pour les juifs polonais arrivés après guerre, la France est une terre promise. Etudes brillantes au lycée Charlemagne, formation de pointe en médecine (il est interne des Hôpitaux de Paris), Richard Prasquier est un modèle d’intégration. Un jour, toutefois, il gifle un camarade de lycée qui fredonnait devant lui des chansons antisémites. Il est exclu du cours. Trente-sept ans plus tard, sa notoriété lui vaudra de recevoir une lettre d’excuses de la part du coupable.
Il découvre l’antisémitisme, dans les livres de Léon Poliakoff, de Jules Isaac, mais surtout dans les terrifiants récits que ses parents ont rapportés de Pologne et des camps où beaucoup des leurs ont péri. Des grands-parents exterminés à Belzec. Un père dénoncé, arrêté par la Gestapo, torturé, touché par une balle dans le ventre, laissé pour mort. "Pas la peine de gâcher une balle", avait dit un officier au moment de l’achever.
Sa mère est une délicieuse blonde aux yeux bleus. A l’adolescence, le neveu du futur cardinal Wyszynsky, primat de Pologne, lui fait même la cour. Elle sera sauvée par une famille catholique, cachée de village en village. Elle aidera des juifs grâce à son "physique d’aryenne", mais ne reverra jamais son père, déporté au camp de Poniatowa. Elle retrouve dans le ghetto de Varsovie sa mère qui, à Paris, épousera le célèbre rabbin Rubinstein, de la rue Pavée.
Le jeune Prasquier remâche tous ces récits de famille, avant que ne surviennent des événements qui vont décider de tous ses engagements : la capture d’Eichmann en 1960 ; la menace sur Israël et la guerre de six jours. Pour la première fois, l’histoire familiale "se raccommode avec l’histoire mondiale". C’est la fin d’une "schizophrénie" dont il disait souffrir et le début d’un combat, passionné mais lucide, contre l’antisémitisme, pour Israël, pour la vérité sur la Shoah, pour le rapprochement avec les chrétiens.
Camp d’Auschwitz-Birkenau, le 28 mai 2006 : Richard Prasquier - président du comité Yad Vashem France, du nom de l’institut de la mémoire de la Shoah à Jérusalem, chargé en particulier d’honorer les "Justes" qui ont sauvé des juifs - est au premier rang des officiels qui accueillent le pape Benoît XVI. En 1999, à Varsovie, avec sa mère, il était déjà sur l’Umschlagplatz - gare de triage vers Treblinka - avec Jean Paul II. Il conduit des groupes d’évêques et de cardinaux dans les camps de la mort et dans des yeshivot ultra-orthodoxes de New York. Richard Prasquier est un proche de Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), dont il briguera la succession en 2007.
Avec Marcello Pezzatti, historien juif italien, et le Père Patrick Desbois, délégué de l’épiscopat français auprès des juifs, Prasquier, qui maîtrise une dizaine de langues, se bat pour restaurer la mémoire du bunker I de Birkenau, là où étaient assassinés les juifs avant les premières chambres à gaz de mars 1943. Il rachète de ses deniers cette "maison rouge" à ses propriétaires polonais - revenus chez eux après la guerre - pour la céder au Musée d’Auschwitz.
Devant ce même bunker I où la mère du cardinal Lustiger a probablement disparu, il conduit l’ancien archevêque de Paris : "Il s’est recueilli seul pendant trente minutes. J’étais pétrifié par l’émotion." Lustiger et Prasquier ont chacun des origines polonaises, mais leur amitié épargne les mots. "On ne passe pas notre temps à nous répéter nos histoires." Quand Debora, la mère de Richard, reçoit Mgr Lustiger, elle lui cuisine de délicieux plats yiddish.
Le christianisme lui avait longtemps été étranger. "Pour nous, c’était un monde fermé. J’avais bien lu le Jésus et Israël, de Jules Isaac. J’avais une vague sympathie pour Jean XXIII, mais j’ignorais tout du concile Vatican II (qui a marqué le début du rapprochement du catholicisme avec le judaïsme)". Ses relations avec les princes de l’Eglise provoquent des grincements dans la communauté juive. Dans L’Avenir des juifs de France (Grasset), Schmuel Trigano l’accuse d’en faire trop et de vouloir "convertir" les juifs !
Mais Prasquier n’a rien d’un naïf et fait sien le mot du cardinal Decourtray (archevêque de Lyon décédé en 1994) : "Il est important pour un chrétien que le juif reste juif." Et il ajoute : "Toute forme de syncrétisme est un appauvrissement." Sa sympathie pour l’autre, chrétien ou pas, naît d’un "regard commun" sur la Shoah. Alors, dit-il, une relation peut s’établir : "A l’inverse, je sens tout de suite si la Shoah n’est qu’une boîte qu’on ouvre et qu’on ferme aussitôt."
Pour le président de Yad Vashem France, arpenter les camps de la mort comme il le fait sans relâche - sans oublier ses malades au téléphone portable - reste un impératif de conscience. A Birkenau, il aime la compagnie d’un Schlomo Venezia, survivant des Sonderkommandos chargés de récupérer ce qui pouvait l’être sur les enfants, femmes, hommes, vieillards gazés dès leur arrivée au camp. "Je comprends le discours des déportés revenus de l’enfer, dit Prasquier. Mais les visages de ceux qui ne sont pas revenus disent mieux la folie génocidaire et m’obsèdent. Ceux de Treblinka qui allaient directement à la chambre à gaz, comme ceux de Belzec ou de Sobibor, dont aucun n’a été retrouvé à la Libération." Et de conclure avec Primo Levi : "On n’est pas allé au bout de la Gorgone."
Parcours
1945 Naissance à Gdansk (Pologne).
1994 Entre au Conseil représentatif des institutions juives de France.
1997 Président du Comité français pour Yad Vashem.
2000 Chargé par le CRIF des relations avec l’Eglise catholique.
2006 Il accueille le pape Benoît XVI au camp d’Auschwitz-Birkenau, le 28 mai.
