Mgr Vingt-Trois remercie la communauté juive pour son soutien à Benoît XVI
Lutte contre l'Antisémitisme, Israël, Mémoire de la Shoah, Dialogue Interreligieux, Rwanda, Amitiés Judéo-chrétiennes, Darfour, suivez Richard Prasquier au fil de ses engagements.
Un kaddish, prière juive des morts, a été récité dimanche à l'endroit de la "maison rouge", la première chambre à gaz de Birkenau, dans le Sud de la Pologne, à l'occasion de son incorporation au Musée d'Auschwitz.
Le grand rabbin français Gilles Bernheim a dit cette prière à la mémoire des quelque 100.000 personnes assassinées à cet endroit, notamment beaucoup de juifs de France, entre mars 1942 et avril 1943.
Une centaine de personnes venues de France, juives et catholiques, dont le cardinal Jean-Marie Lustiger et le président de la Conférence des évêques de France Jean-Pierre Ricard, participaient à la cérémonie.
"Il ne s'agit pas d'une acquisition muséographique. Il y eut ici plus de morts qu'à Dachau ou Ravensbruck", a déclaré Richard Prasquier, président du Comité français pour Yad Vashem, lieu de la mémoire de l'holocauste en Israël.
Il a acquis le site pour le donner au Musée.
L'historien italien Marcello Pezzetti, qui a aidé au repérage du site de la "maison rouge", a lancé "un appel à continuer".
Selon lui, "il faut chercher les fosses communes et surtout faire venir les jeunes".
Le groupe avait auparavant visité la Judenrampe, réhabilitée par la Fondation pour la mémoire de la Shoah et inaugurée par le président Jacques Chirac en janvier en marge du 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz (à trois kilomètres de Birkenau).
C'est là que les convois de juifs déportés arrivaient jusqu'en mai 1944.
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Mémoire
Une délégation de responsables juifs et catholiques français, dont le cardinal Jean-Marie Lustiger, ira dimanche 10 avril rendre hommage à Jean Paul II dans sa ville natale de Wadowice (Pologne), à l'occasion d'un voyage à Auschwitz-Birkenau.
Le voyage à Auschwitz était prévu pour commémorer deux lieux jusqu'alors restés hors du périmètre du musée, la première Judenrampe et la "maison rouge" qui a abrité la première chambre à gaz de Birkenau, a expliqué Richard Prasquier, président du Comité français pour Yad Vashem et conseiller à la présidence du CRIF.
A la suite du décès de Jean Paul II, une partie de la délégation ira rendre hommage au pape dans sa ville natale, située à quelque 35 km du camp, a-t-il ajouté. "Ce sera un témoignage de respect de la part de juifs et de catholiques pour la mémoire du pape polonais", a souligné M. Prasquier, "il est important que les Polonais sentent que la mémoire de Jean Paul II peut servir de fédérateur".
Outre des responsables de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de la communauté juive, dont le directeur général du CRIF, Haïm Musicant, accompagnés du grand rabbin Gilles Bernheim, la délégation comprendra notamment le cardinal Lustiger, ancien archevêque de Paris, ainsi que le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux. Mgr Lustiger fera le voyage depuis Rome avant de participer au conclave pour élire un nouveau pape. La Fondation pour la mémoire de la Shoah a financé les travaux de restauration de la Judenrampe, où s'effectuait de juillet 1942 à mai 1944 la "sélection" entre les juifs valides, envoyés dans le camp, et ceux envoyés en chambre à gaz. Elle était restée à l'abandon contrairement à la "rampe des Hongrois", seule visitée jusqu'à présent, construite en 1944.
La "maison rouge" avait abrité la première chambre à gaz de Birkenau, qui a fonctionné treize mois durant, de mars 1942 à avril 1943, avant d'être détruite par les nazis. Une maison avait été reconstruite sur le site après la guerre. Le Comité français pour Yad Vashem a pu la racheter, la démolir et faire poser sur le terrain une plaque à la mémoire des milliers de personnes assassinées là.
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Mémoire
"L'inquiétude des Juifs de France. D'où vient le nouvel antisémitisme", avec la participation du Dr Richard Prasquier, conseiller du président du CRIF, du Père Jean Dujardin, ancien secrétaire du Comité épiscopal pour les relations avec le judaïsme et de Mme Isabelle de Gaulmyn, journaliste à La Croix.
Paroisse Notre-Dame des Champs, 92 bis, bld du Montparnasse 75014 Paris
Thèmes :
Dialogue Juifs-Chrétiens
Soixante ans après la libération d’Auschwitz, la France, après un long, progressif et difficile travail sur son histoire, a intégré de façon exemplaire un enseignement de la Shoah dans le curriculum scolaire. Les cérémonies et les hommages aux victimes juives, la récente mise en valeur des Justes des Nations, rencontrent un soutien général de la classe politique et de la société civile, franges extrêmes exclues.
Soixante ans après la libération d’Auschwitz, la France est un des rares pays où si vous envoyez un des vos fils, casquette sur la tête et livre en hébreu dans les mains, dans certains quartiers, il y a de fortes possibilités qu’il revienne vous rapporter un épisode de bousculade ou d’injures. Pas de quoi instruire une plainte, mais assez pour laisser un sentiment de peur et d’humiliation aux conséquences durables.
Est-ce à dire que les efforts ont été vains ? Certes, les flambées antisémites actuelles ne ressortissent pas- loin de là- à un simple échec éducatif, même si certains professeurs pensent que l’hostilité de leurs élèves leur interdit de parler de
Si l’antisémitisme reste minoritaire, la tolérance à l’antisémitisme –est-ce vraiment différent ?- a malheureusement augmenté sur fond de peur et de sentiment d’impuissance avec le désir de renvoyer dos à dos les protagonistes dans le fantasme des conflits communautaires.
L’école est aujourd’hui victime d’un découplage éducatif : c’est en dehors d’elle, dans des microsociétés aux codes spécifiques ou dans la fraternité anonyme des sites web, lieux privilégiés de manipulation et de fuite du réel que des jeunes en mal d’intégration cherchent un sens à leur existence.
Si l’école veut reconquérir ces « territoires perdus de la république », l’enseignement de la Shoah offre, malheureusement, un outil privilégié. D’abord la connaissance de l’histoire avec ses horreurs et le poids de ses réalités pourrait contribuer à extirper les sirènes dangereuses du monde du virtuel et relativisme moral qui devient le nôtre : le mal est absolu non parce qu’ il a frappé les juifs, mais parce qu’il a cherché à anéantir l’autre de nous-même en le décrétant indigne de vivre. Comprendre ce que signifient les nombres, ces millions de morts qui tous furent une existence et une souffrance humaine et non pas un élément anonyme d’un ensemble étranger (les « juifs ») . Comprendre le caractère trompeur d’une image, et la manipulation émotionnelle qu’elle peut engendrer, alors que le vide n’est pas photogénique. Comprendre la fragilité et la suggestibilité humaine, son attirance pour la démission fusionnelle dans l’enthousiasme d’une foule, soulevée par des idéologues charismatiques. Réfléchir sur la volonté d’aveuglement des démocraties au bord du gouffre. Refuser les amalgames et prendre les faits et les mots au sérieux. Découvrir l’inanité des rumeurs et des explications par le complot.
Autrement dit se donner la possibilité d’être un homme responsable de soi et de l’autre homme. Difficile programme d’enseignement, mais où irons-nous sans cela ? Car la Shoah est en nous, comme horizon du possible et comme combat permanent.
Dr
Président du Comité français pour Yad Vashem
Membre du Conseil international d'Auschwitz et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Conseiller du Président du CRIF
Thèmes :
Dialogue Juifs-Chrétiens
Discours de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, lors de l'inauguration du Mémorial de la Shoah.
Merci aussi à vous, Serge Klarsfeld, et à vous, Richard Prasquier. Je mesure tout ce que notre pays doit à la généreuse abnégation d'hommes tels que vous et à l'action patiente des deux institutions que vous dirigez : "Les Fils et les Filles des Déportés Juifs de France" et "le Comité français pour Yad Vashem".
Thèmes :
Jacques Chirac,
Mémoire
par Aude Lecat
Extrait de L’Arche n°561, janvier 2005
Numéro spécimen sur demande à info@arche-mag.com
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Dialogue Juifs-Musulmans,
Interview
La sortie, mercredi 31 mars, dans 500 salles françaises, du film «La Passion du Christ» du producteur-réalisateur Mel Gibson, s'inscrit dans un contexte polémique sans précédent.
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Dialogue Juifs-Chrétiens,
Interview